Tribune de 63 députés UMP et Nouveau Centre dans Le Monde
” Pour le Parti socialiste, “un grand emprunt, c’est d’abord une grande dette de plus”, pour reprendre l’expression du président socialiste de la commission des finances de l’Assemblée nationale. Il aurait dû écouter plus attentivement le discours du président de la République, à Versailles, le 22juin, devant le Sénat et l’Assemblée nationale réunis en Congrès.
Il disait en substance: “Certes, nous avons un problème de finances publiques mais, pour le résoudre, il nous faut changer notre approche des déficits, notre façon de poser le problème. La situation ne doit pas être examinée qu’en termes de valeur absolue. Il faut distinguer le mauvais déficit, celui qui finance les mauvaises dépenses, du déficit imputable à la crise, à la diminution des recettes, à l’augmentation des dépenses sociales. Mais il peut également y avoir un déficit justifié par le financement des dépenses d’avenir. Le grand emprunt constitue une vraie opportunité de débattre et d’identifier les investissements stratégiques pour préparer la sortie de crise et la croissance de demain.”
Pour nous, le grand emprunt c’est d’abord une opportunité de rompre avec une pratique qui depuis presque trente ans veut que l’on s’endette essentiellement pour assurer des dépenses de fonctionnement. Cette pratique doit être combattue et ce type de déficit condamné. Année après année, les investissements publics de l’Etat, sacrifiés sur l’autel de l’urgence et de l’immédiat, ont reculé pour s’établir à quelques milliards d’euros annuels seulement.
Or notre pays dispose de réserves de prospérité et d’un potentiel de croissance dans des secteurs d’excellence. Le pari du grand emprunt, c’est de transformer ce potentiel de croissance en recettes positives, en emplois, en amélioration de la qualité de vie de nos concitoyens, en réponse au défi environnemental.
Travailler sur le grand emprunt, c’est donc préparer la sortie de crise et l’avenir, qui se jouera sur la sélection des projets et des investissements. Ils devront respecter des principes rigoureux en termes de lisibilité, d’ancrage territorial et de rentabilité. Ces investissements devront être compris et approuvés par nos concitoyens qui pourront ainsi les soutenir, les porter et contribuer à leur succès. Ils devront donc concerner des programmes phares, mais surtout rentables, susceptibles de générer des retours sur investissement sous forme de croissance, d’emploi et de développement durable, à un horizon raisonnable. C’est la préoccupation essentielle des Français.
Les idées ne manquent pas. Il faudra choisir les investissements les plus importants pour la croissance de demain et poser les conditions nécessaires pour garantir la meilleure utilisation de cet argent et les retombées économiques les plus favorables à la prospérité de notre pays.
Un nouveau modèle de croissance est en train d’émerger. Si nous n’investissons pas massivement pour prendre une option sur l’avenir, nous risquons de prendre un retard que nous mettrions plusieurs décennies à rattraper. Ce serait une erreur historique. Les pays qui ont raté la “révolution industrielle” ou les “trente glorieuses” ont mis très longtemps à s’en remettre.
Nous sommes à la veille d’une révolution d’une ampleur comparable. Face aux risques de déclassement liés à l’immobilisme, nous devons faire preuve d’audace et mobiliser les moyens suffisants pour donner à notre économie une dynamique nouvelle, pour faire de notre société une société de création, d’invention, d’innovation, résolument tournée vers l’avenir; un avenir qui garantisse notre souveraineté.
Ces moyens, ils sont mobilisés en Chine, en Inde, au Brésil, qui veulent toute leur part de cette nouvelle croissance. Ils sont également mobilisés aux Etats-Unis par l’administration Obama, qui investit massivement dans la croissance verte.
C’est dire que le grand emprunt ne doit pas devenir un “petit emprunt”, au moment même où l’Allemagne décide de donner la priorité à la croissance en programmant des baisses d’impôts qui, sur cinq ans, représenteront 120milliards d’euros.
Pour construire la France du XXIesiècle, la France de l’après-Kyoto, de la croissance verte, de la révolution numérique, de la société de la connaissance, pour bâtir les infrastructures, les universités, les laboratoires, les entreprises, les grandes métropoles de premier rang mondial de demain, nous devons pouvoir mobiliser une masse critique de plus de 50milliards d’euros, voire, pourquoi pas, aller, si les projets le justifient, jusqu’à 100milliards d’euros d’investissements publics supplémentaires, qui seront dépensés sur les cinq à dix ans à venir.
Les fonds levés doivent être isolés du budget général. Ils ne doivent pas servir à financer les dépenses courantes. Ils doivent être investis selon des critères rigoureux. Ils pourraient donner lieu à des prises de participation dans des sociétés à créer, à des avances assurant une capacité de remboursement ou de valorisation. L’efficacité économique des dépenses doit être le maître mot. Et ainsi, dans cet esprit de rigueur et d’efficacité, nous pourrons inventer l’avenir et le grand emprunt représentera une rupture majeure dans la politique économique française. ”
Martine Aurillac; Brigitte Barèges; Jean-Louis Bernard; Jérôme Bignon; Claude Bodin; Michel Bouvard; Bernard Brochand; Bernard Carayon; Olivier Carré; Eric Ciotti; François Cornut-Gentille; Jean-Michel Couve; Olivier Dassault; Bernard Deflesselles; Yves Deniaud; Nicolas Dhuicq; David Douillet; Cécile Dumoulin; Raymond Durand; Daniel Fasquelle; Jean-Michel Ferrand; Jean-Pierre Giran; Jean-Claude Guibal; Philippe Goujon; Anne Grommerch; Michel Heinrich; Laurent Hénart; Olivier Jardé; Yves Jégo; Arlette Grosskost; Jean-Christophe Lagarde; Jean-François Lamour; Robert Lecou; Marc Le Fur; Jean Léonetti; Maurice Leroy; François Loos; Lionnel Luca; Jean-François Mancel ; Philippe-Armand Martin; Damien Meslot; Renaud Muselier; Jacques Myard; Françoise de Panafieu;Jean-Frédéric Poisson; Bérengère Poletti; Jean-Luc Préel; Didier Quentin; Bernard Reyniès; Franck Reyner; Jean Roatta; Arnaud Robinet; François Rochebloine; Marie-Josée Roig; Jean-Marc Roubaud; Francis Saint-Léger; Rudy Salles; André Santini; François Scellier; Georges Siffredi; Daniel Spagnou; Jean Tiberi; René-Paul Victoria.










[...] de la Majorité en faveur d’un grand emprunt approchant les 100 milliards d’euros (http://www.elyseeinside.fr/2009/11/02/lappel-engage-de-63-deputes-de-la-majorite-pour-que-le-grand-e…). Tribune, largement inspirée par la vision étatiste d’Henri Guaino conseiller spécial du [...]
Ni dettes, Ni emprunts, la France doit créer de l’Argent !
Non à l’emprunt Sarkozy !
Face au pillage de notre pays organisé, depuis plus de 30 ans, par les marchés financiers qui gonflent artificielle, par les taux d’intérêt, la dette de notre pays, et afin de promouvoir des politiques de bien commun le gouvernement Français doit rompre avec la loi Giscard-Ponpidou du 3 janvier 1973, et tous les traités européens depuis Maastricht.
Le gouvernement doit reprendre sa souveraineté économique et émettre du crédit productif Publique émit par une nouvelle Banque de la France.
Le château de cartes de la finance est entrain de s’effondrer, il faut sortir de la spéculation et remettre l’argent au service de la population.
David C.
david.cabas.over-blog.fr