Bonne surprise. Le produit intérieur brut de la France a progressé de 0,3 % au deuxième trimestre, selon la statistique provisoire de l’Insee. L’institut national s’est fait devancé de peu par la ministre de l’Economie ”Après quatre trimestre de croissance négative, la France sort enfin du rouge”, s’est réjoui Christine Lagarde.

Des estimations revues par l’Insee
L’Insee tablait jusqu’alors sur un recul de 0,6 % du PIB au deuxième trimestre. Quant à la Banque de France, elle prévoyait encore le mois dernier une baisse de 0,4%.
La baisse du produit intérieur brut du premier trimestre a été revu à la hausse : 1,3% contre une estimation précédente qui l’établissait à 1,2 %. Selon l’Insee, l’acquis de croissance se soldait ainsi à -2,4 % à la fin juin. Le gouvernement et les grandes institutions internationales spécule sur une baisse de -3 % du PIB de la France sur l’ensemble de l’année 2009.
La consommation des ménages
La croissance de ce deuxième trimestre fait écho aux dépenses des ménages et au redressement des exportations. Celles-ci ayant progressé de 1,0 % après une chute sans appel de 7,1 % durant les trois premiers mois de l’année, toujours selon l’Institut.
La consommation des ménages reste positive et gagne 0,3 %, après +0,2 % au premier trimestre. A contrario, l’investissement perd 1 %. Ce recul s’explique par des baisses de 1,8 % pour les entreprises non financières et de 0,9 % pour l’investissement des ménages, essentiellement dans le domaine immobilier
Une “sortie de crise” envisagée
L’Allemagne bénéficie également d’un retour à la croissance inattendu. L’institut allemand de la statistique a annoncé une progression identique de 0,3 % du PIB. La progression de la remière économie européenne donne à son tour l’aval à une “sortie de crise” des grandes économies développées.
La croissance française positive du deuxième trimestre s’ajoute aux récents signaux encourageants perçus ces dernières semaines. Parmi eux, la hausse de la production industrielle et la remontée du moral des entrepreneurs.
L’inégalité devant la crise
Les économistes préfèrent cependant rester prudents pour les prochains trimestres. La hausse du chômage devrait persister malgré la reprise. Et tous les pays occidentaux ne s’alignent pas sur la croissance positive de la France et l’Allemagne : les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou encore l’Espagne accusent des baisses importantes de leur PIB au deuxième trimestre.
Laurène Després









