Actuellement à la tête de 20 régions sur 22, le Parti Socialiste sait qu’il va en perdre une partie, mais entend conserver une certaine majorité.

© Philippe Grangeaud
Un rééquilibrage par rapport à 2005
Avec les dernières polémiques internes, le Parti se sait affaibli, mais se fixe tout de même un objectif pour “sauver les meubles”: conserver au moins la moitié des régions. Autre facteur aggravant: les élections de 2005 étaient “spéciales”. En effet, elles faisaient suite aux élections présidentielles de 2002, qui avaient vu Lionel Jospin éliminé au premier tour. Les électeurs socialistes s’étaient donc mobilisés en masse en 2005 pour éviter une répétition du scénario catastrophe. Ainsi, Martine Aubry est consciente qu’un rééquilibrage aura lieu.
Deuxième test électoral pour Martine Aubry
Après la défaite des européennes, la Première Secrétaire du Parti en pleine révolution sait aussi que ce test est déterminant pour son parti. Les forces sont donc d’ores et déjà organisées : elle a rencontré les présidents de régions socialistes, et leur a promis de les laisser libres d’organiser leurs campagnes. A quelques conditions toutefois : ils doivent se concentrer à organiser le rassemblement de la gauche dès le premier tour, et se concentrer à ne pas l’empêcher au second tour.
Sa stratégie servira aussi sur le long terme puisqu’elle pense déjà à organiser les discussions pour l’élection présidentielle de 2012: de bons résultats aux régionales permettrait au PS d’être un des partis les plus forts de la gauche, ce qui les favoriserait lors des présidentielles.
Le score des Verts aux Européennes doit rester un avertissement
C’est ce qui est espéré rue de Solférino. Le PS doit de nouveau creuser l’écart avec les écologistes. Christophe Borgel, le secrétation national du PS appuie le souhait de Martine Aubry, qui veut fonder une “maison commune”. Il déclare ainsi :”dans l’ensemble des Régions, les socialistes, les Verts, les communistes, les radicaux de gauche ont dirigé ensemble et ont fait un travail reconnu et apprécié. Il ne serait pas anormal de vouloir repartir ensemble. D’autant que les dernières élections locales à Perpignan ou à Aix ont montré que, lorsque la gauche est rassemblée, elle est en situation de l’emporter“.
Les Verts ont déjà insisté sur leur souhait d’”autonomie“, mais le Parti Socialiste garde bon espoir quant à une certaine forme d’alliance.
En ce qui concerne les listes, elles sont étudiées cette été, et les dirigeants comptent bien faire coïncider les demandes des militants - renouveller, rajeunir et ouvrir - et les possibilités qu’ils ont avec les élus sur place.
Et pour mettre toutes les chances de leur coté, les socialistes n’ont pas exclu la possibilité de reprendre des régions à l’UMP, comme la Corse…
Source : Le Figaro
Crédit Photo : © Philippe Grangeaud pour le Parti Socialiste
Par Claire Crépon









