C’est ce que déclare Luc Chatel sur RTL ce matin. Le Président de la République aurait fait jouer ses contacts diplomatiques, même si l’Iran refuse “toute intervention”.

Luc Chatel sur RTL en décembre 2008
Il y a une évolution (Luc Chatel)
L’étudiante de 24 ans est détenue depuis le mois de juillet à Téhéran. Elle est accusée d’avoir participé à des manifestations suite à la réélection contestée du Président Ahmadinejad.
Le Ministre de l’Education l’annonce sur RTL, “la France par l’intermédiaire du président de la République multiplie les initiatives pour obtenir sa libération. Le président a eu encore jusqu’à (lundi) soir des contacts avec des personnalités qui travaillent actuellement pour sa libération” . Il n’en dira pas plus, pour “optimiser les chances de succès des négociations, des discussions qui sont en cours“.
Le Président, en vacances au Cap Nègre, fait part dans un communiqué lundi matin qu’il “multiplie les interventions auprès de tous ceux qui peuvent exercer une influence en vue d’un règlement rapide et de sa libération. C’est son objectif prioritaire dans cette affaire“.
Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, s’était montré plus ferme de son coté, en exigeant auprès de l’Iran sa libération, dénonçant des aveux “travaillés“, et déclarant que Clotilde Reiss n’était coupable de “rien du tout“.
Un soutien international
La France a reçu le soutien de l’Union Européenne, présidée actuellement par la Suède. L’Union déclare ainsi qu’”une action contre un pays, un citoyen ou du personnel d’ambassade de l’UE est considérée comme une action contre l’UE dans son ensemble et sera traitée en conséquence“.
Les Etats-Unis ont, quant à eux, dénoncé des “procès-spectacles“: “Si l’Iran veut prouver qu’il est prêt à être un membre responsable de la communauté internationale il doit traiter ses citoyens avec respect et respecter l’état de droit. Malheureusement, ces procès-spectacle vont dans la direction opposée“.
Des négociations qui promettent d’être difficiles, le Ministre des Affaires Etrangères iranien refusant toujours “toute intervention étrangère”, et soutenant que les accusations à l’encontre des “procès conformes aux lois internationales” étaient “illégales et surprenantes“.
Crédit Photo : Luc Chatel
Claire Crépon









