Alors que, contrairement à certains membres du gouvernement, le Président montrait peu d’intérêt au high-tech, il réalise désormais le potentiel de ces nouveaux médias.

Deux objectifs…
Et le Président ne le cache pas. Le premier : 2012. Le numérique est essentiel pour se rapprocher des jeunes. Il est en effet bien connu que de moins en moins de jeunes lisent les journaux, mais que quantité d’entre eux surfe sur la toile quotidiennement. La preuve en est: son profil Facebook a réuni en quelques semaines plus de 140 000 supporters, alors que l’UMP compte environ 280 000 adhérents.
Le deuxième objectif est englobé en partie par le premier: le Chef de l’Etat cherche à créer une certaine proximité avec ses électeurs en s’adressant directement à eux, sans passer par les médias traditionnels.
Et des moyens conséquents
C’est ainsi que la cellule internet de l’Elysée est née. Elle compte désormais 5 membres, qui ont tous environ 25 ans. La cellule revient de 15 jours d’étude du web à la Maison Blanche, et a aussi analysé le système espagnol.
On apprend alors par le conseiller en communication du Président, Franck Louvrier, que le site web de l’Elysée, elysee.fr, va être entièrement refondu pour devenir “une véritable plateforme d’échanges“: “nous voulons qu’elysee.fr soit une source d’informations pour
l’ensemble des Français, et nous voulons aussi en faire un média
leader, qui produise de l’information”.
Nicolas Sarkozy alimente déjà son Facebook, avec des photos, comme lors de la visite de Woody Allen, ou avec des petits messages, comme au lendemain de son malaise. Toutefois, Twitter, la plateforme de micro-blogging, n’est pas au programme, comme le précise Franck Louvrier : “Il faut être crédible, tout le monde sait qu’il n’aurait pas le temps lui-même de fournir de la vidéo”.
Les “Créateurs du possible” en octobre
A mi-chemin entre Meetic et Facebook, les internautes auront la possibilité de débattre, ou de lancer des pétitions sur un nouveau site de l’UMP. Une idée lancée par le publicitaire Christophe Lambert à la fin du mois dernier. Un nouveau réseau social ouvert à tous, adhérents ou non, qui ne sera pas siglé UMP.
Source : Les Echos
Par Claire Crépon









