Le président du Mouvement pour la France (MPF) rejoint dès la rentrée le comité de liaison de la majorité présidentielle. Cette décision n’est pas sans déchaîner les tensions au sein du mouvement souverainiste. Dans un entretien au Parisien, Philippe de Villiers s’explique.

Présidée par Jean-Claude Gaudin, la structure doit aider la coordination entre l’UMP et ses partenaires : le Parti chrétien-démocrate de Christine Boutin, le Nouveau Centre d’Hervé Morin, la Gauche moderne de Jean-Marie Bockel, les Progressistes d’Eric Besson et le Parti radical de Jean-Louis Borloo). En perspective, les prochaines échéances électorales.
Une droite unie
Philippe de Villiers regrette le résultat de son parti aux européennes (les listes MPF-Libertas ont recueilli 4,8 % des voix). Il joue alors la carte stratégique et c’est tout naturellement qu’il a accepté la proposition de Nicolas Sarkozy. Selon lui, “il sera plus facile de faire entendre la voix du MPF à l’intérieur de la majorité qu’à l’extérieur”. Mais, surtout, le président du MPF tient coûte que coûte à balayer la gauche lors des élections régionales. ”Un désordre à droite contribuerait à faire réélire la gauche, c’est la raison pour laquelle je choisis l’union”, justifie-t-il.
Des listes communes ou séparées
Philippe de Villiers ne se refuse pas à la collaborration avec Roselyne Bachelot. “J’ai une priorité, c’est de battre la gauche, y compris en Pays de la Loire”, martèle-t-il. Mais il confie qu’aucune décision n’est prise pour la rentrée. “C’est une question secondaire de voir où il faut faire des listes communes et où il faut faire des listes séparées au premier tour”, répond-t-il.
“Une question d’efficacité”
Aux critiques du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, Philippe de Villiers rétorque : “le MPF n’entre pas dans ce comité pour aseptiser son discours, mais au contraire pour le faire entendre.” Le leader du parti assure que le chef de l’Etat reste ouvert aux critiques au sein du comité de liaison de la majorité. Et d’ajouter : “C’est une question d’efficacité pour les uns et pour les autres, et chacun l’a compris intelligemment.”
Un ajout d’identités contre la gauche
Si le président du MPF semble convaincu de la bonne entente entre tous les acteurs, il réfute son entrée prochaine au gouvernement. “Nous allons combattre ensemble aux prochaines échéances (mais) chacun garde son identité”, se défend-il. Philippe de Villiers certifie l’”attitude critque” et l’”indépendance” de son parti. “Se mettre ensemble, ce n’est pas s’annuler, s’anéantir ou se confondre”, proteste-t-il.
“On peut s’exprimer au sein de ce comité à condition que tout se fasse dans le bon ordre. Et le bon ordre aujourd’hui, c’est d’empêcher la gauche en mars 2010 de gagner dans les 22 régions”, conclut-il, prêt à en démordre avec l’opposition.
Laurène Després
Source: Le Parisien










Très déçu de votre attitude Monsieur De Villiers….Après vos attaques contre Sarkosy pendant les présidentielle vous voila devenu porteur d’une veste reversible !!!!Heureusement il reste le Front National …
Vous prostituez vos valeurs avec un parti qui n’en a aucune. C’est un scandale, et qui ne représente en aucun cas la droite, mais la gauche capitaliste et l’athécratie. Vous vous prostituez avec un parti qui, en haine de la foi, fait travailler les Français le dimanche ! Heureusement, il reste Alliance royale !
Nota :
athécratie n.f. Dictature de l’athéisme (autre nom de la république française)