Le chef de l’Etat “demande au gouverneur de la Banque de France d’appliquer avec fermeté les règles en vigueur, notamment en matière de rémunération”.
Nicolas Sarkozy intervient de nouveau sur le dossier sensible des établissements financiers à l’instant même où les principaux acteurs du secteur bancaire sont réunis à Matignon. Sommés de s’expliquer sur les conditions d’attribution des bonus à leurs traders et amenés à faire le point sur l’octroi des crédits aux entreprises et aux particuliers.

Un enjeu du G20
“Il veut que personne ne passe entre les mailles du filet”, explique-t-on parmi son entourage. Dans le communiqué, le président de la République dit vouloir encore “vérifier le respect par les banques françaises des règles adoptées par le G20 de Londres”.
“La France est déterminée à faire du respect de ces règles par toutes les places financières mondiales, l’un des enjeux du G20 de Pittsburg en septembre prochain”, affirme l’Élysée. Sur ce point, Nicolas Sarkozy adressera un courrier fin août à tous ses homologues du G20.
Un engagement “à l’égard des entreprises et des ménages”
Il annonce également qu’il rassemblera les acteurs du secteur bancaires et financiers, le 25 août à l’Elysée. L’objectif : ”faire le point sur le respect de l’ensemble des obligations souscrites par les banques et les acteurs financiers à l’occasion de la crise financière”, souligne le communiqué.
“Le chef de l’État entend s’assurer du maintien des financements bancaires à l’égard des entreprises et des ménages. Cet engagement des banques à préserver les crédits indispensables à l’économie est la contrepartie du plan de soutien au secteur bancaire français, mis en place en octobre 2008.”
La “légèreté” de l’exécutif
La polémique sur les bonus aux traders, relancée par le cas de BNP Paribas, mène l’exécutif à empoigner l’affaire. Bien que les membres de l’opposition et certains élus UMP accusent la “légèreté” de l’exécutif sur le dossier. BNP Paribas a convenu de réserver près d’un milliard d’euros pour les bonus de ses équipes alors que la banque avait reçu quelque 5 milliards d’aides de l’État pour pallier la crise.
Laurène Després
Source: Le Point









