“Il faut d’abord et avant tout que ce soit international. Ce n’est pas la peine de bricoler à l’intérieur de ses frontières si, à Londres, à Singapour, ou à New York, le jeu reste ouvert”, a estimé Christine Lagarde. Au micro d’Europe 1, la ministre de l’Economie a rejeté la solution législative proposée par le PS.

La proposition de loi socialiste
Une loi pour encadrer les bonus des opérateurs privés “ne répondra pas à la question”, a-t-elle ajouté. Alors que le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a annoncé jeudi que le Parti socialiste s’apprêtait à déposer pour la rentrée une proposition de loi. Un texte qui “porte sur les salaires des dirigeants, notamment ceux des banques qui sont aidées par l’Etat, et surtout sur les systèmes de rémunérations type bonus, stock-options”.
L’idée des bonus limités
Quant à limiter les bonus, la ministre de l’Economie s’est montrée “sceptique” : ”à chaque fois qu’on met des plafonds ou des seuils, les opérateurs, les joueurs, les avocats ou les conseils trouvent toujours des moyens pour tourner autour”, a-t-elle commenté.
Le principe de la transparence
“Je crois beaucoup plus fermement à des règles qui soient internationales et qui interdisent ces dérives, comme les bonus garantis. (…) Je crois aussi beaucoup au principe de la transparence. Dès qu’on met au grand jour un certain nombre de rémunérations, le sens de la mesure doit revenir”, a tranché Christine Lagarde.
Laurène Després
Source: Nouvel Obs









