Le revenu publicitaire de ses journaux en ligne perd 14%. Et son empire s’appauvrit de 2,3619 milliards d’euros nets sur l’année fiscale. Rupert Murdock n’est pas épargné par la crise de la presse internet.

Le baron du journalisme ne tarde pas à réagir. Parmi ses grandes mesures : faire payer aux internautes l’accès de ses sites de presse en ligne. D’ici à l’été 2010, il faudra désormais sortir son portefeuille pour surfer sur les sites des journaux comme le Times, The Sun ou encore News of the World.
“Le journalisme de qualité n’est pas bon marché”, se dédouane-t-il. Et d’ajouter : “La révolution numérique a ouvert de nombreux nouveaux canaux de distribution bon marché mais elle n’a pas pour autant rendu le contenu gratuit.”
Le débat est d’actualité. Les grands médias sans exception s’interrogent sur l’éventualité de rendre payant leur site internet. Le risque majeur? Que les internautes s’en détournent et courent vers les sites restés gratuits. Mais Rupert Murdoch campe sur sa position : “Je crois que si nous réussissons, nous serons rejoints très rapidement par la concurrence”, se rassure-t-il.
Pour appuyer sa manoeuvre, il prévient que sera “respecter par tous les moyens les droits d’auteurs” sur ses différents journaux en ligne.
La semaine dernière, l’agence américaine Assiociated Press a fait une annonce tonitruante. Elle va doter toutes ses dépêches diffusées sur internet d’un “mouchard”, lui permettant ainsi de savoir comment, et par qui, le fruit du travail de ses journalistes est utilisé.
Laurène Després
Source: Le Point









