C’est en juillet que le marché de l’automobile américain observe sa meilleure performance mensuelle depuis le début de l’année. Il semblerait que le système de “prime à la casse” développé sous l’impulsion de Washington réussisse le test haut la main.

Pourtant, le nombre d’immatriculations de voitures neuves continue sa chute : -12,1% (994 002 unités) par rapport à l’an dernier. Une baisse relative à celles observées chaque mois depuis le début 2009. Sur les sept premiers mois de l’année, le recul a atteint 31,7%, soit 5.779.111 unités.
Les Big Three à l’attaque
A Détroit, les trois principaux constructeurs automobiles adopte le positivisme. General Motors recule de 19,4%, une bonne nouvelle face aux 33,6% de juin après sa sortie des faillites. Les ventes de Chrysler perdent 9% en juillet. Quant à Ford, c’est le seul des “Big Three” de Détroit qui a continué sa route sans dépôt de bilan ni aide de l’Etat américain. Le constructeur enregistre une hausse des ventes de 2% pour le mois de juillet. Sa première hausse depuis novembre 2007. ”A mon avis le programme d’incitation à l’achat de véhicules neufs mis en place par l’administration Obama est le plus efficace de l’histoire, que ce soit aux Etats-Unis ou ailleurs”, a estimé George Pipas, spécialiste des ventes chez Ford.
Une relance de la consommation
Ces résultats proviennent de la vente aux particuliers, aidée sans nul doute par une prime à la casse appliquée par le gouvernement en juin. L’enveloppe initiale comptait un milliard de dollars. Elle a d’ores et déjà été épuisée. Les remises s’élevant jusqu’à 4 500 dollars (3 150 euros) ont relancé la consommation. Les clients se sont facilement laissés aller à changer leurs anciennes voitures contre des véhicules moins polluants.
La décision du Sénat
Le 31 juillet, la Chambre des représentants a validé la création d’une nouvelle enveloppe. Elle prolongera le dispositif de prime à la casse avec deux milliards de dollars. Côté Démocrates, on souhaite étendre la prime jusqu’au 30 septembre 2010. Pour y parvenir, des garanties de prêts du département de l’Energie assureraient le financement.
Le Sénat devrait se prononcer aujourd’hui. Si le dispositif a pris fin depuis la semaine dernière, plusieurs sénateurs restent optimistes quant à l’adoption du texte.
Laurène Després
Source: Nouvel Obs
Photo: Philippe Mermi









