Bonne nouvelle d’un coté, mitigée de l’autre. La baisse du chômage est une “surprise” pour le Secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez, alors que la diminution de l’activité de 3% dans l’habillement reste “satisfaisante” compte tenu du contexte.
La “bonne surprise” du chômage
C’est le terme employé par Laurent Wauquiez: pour la première fois depuis presque un an, le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A (demandeurs d’emplois à la recherche d’un emploi, quel que soit le contrat de travail et n’ayant pas travaillé dans le mois) a diminué en juin de 0,7%, soit 18.600 individus en moins en métropole.
Chiffre à nuancer avec le nombre de chômeurs exerçant une activité réduite (catégories B et C) qui connait une légère hausse. En ce qui concerne les jeunes, les temps sont toujours durs : par rapport à l’année dernière, on compte 25,7% d’inscrits en plus, et 35% de moins de 25 ans en plus.
Le Secrétaire d’Etat cherche donc à tempérer : il ne croit pas que “les intentions d’embauche vont reprendre tout de suite“, et ce n’est “normalement pas en juin qu’on a l’impact des embauches saisonnières qui tombent surtout en juillet-août“, mais tient à souligner que “l’on peut voir dans ce chiffre l’impact de plusieurs mesures sur lesquelles le gouvernement a mis l’accélérateur (…) qui permettent d’amortir les choses”. Parmi ces mesures: le recours au chômage partiel pour éviter les ruptures de contrat de travail, et les contrats aidés comme le contrat de transition professionnelle (CTP) et la convention de reclassement personnalisé (CRP).
Généralement, les motifs d’inscription au Pôle Emploi sont une fois sur trois la fin d’un CDD ou d’intérim, alors que les licenciements économiques restent marginaux: moins 5% des cas.
Le “bilan mitigé” des soldes
Ce mardi, le responsable des affaires économiques de la Fédération nationale de l’habillement a annoncé une baisse de 3% des ventes par rapport à l’année dernière. Il qualifie ces résultats de “trompe-l’oeil” puisque les consommateurs ont acheté davantage de produits non soldés que soldés, ce qui a permis de limiter cette chute.
Des résultats qui restent “satisfaisants”, même s’il les pense dûs au “contrecoup du système des soldes flottants institué par la Loi de modernisation de l’économie”. En effet, cette dernière réduit à cinq semaines les soldes d’hiver et d’été, laissant deux autres semaines à la discrétion des commerçants.
De plus, force est de constater que les consommateurs achètent “utile”. Frédéric Willems ajoute ainsi “on achète les affaires dont on a le plus besoin, et pas forcément des produits soldés considérés comme des achats plaisir”.
Source : Le Point
Crédit Photo : Tisseur de Toile









