L’annonce crée la surprise : on s’attendait à une légère hausse. Mais l’indicateur passe de -37% à -39% après quatre mois consécutifs de hausse.

Une baisse surprise, mais pas forcément surprenante
Les économistes misaient tous sur une hausse d’un point, soit -36. Tous le donnaient en tout cas dans l’intervalle de -35 à-40. Sur ce point, ils n’ont pas eu tort : il est à -39%. Loin du -48 de juillet 2008, mais cela montre tout de même que les Français sont plus prudents à l’achat, et cela se répercutera automatiquement sur la consommation.
L’économiste de Global Equities, Marc Touati, a ainsi déclaré “le retour d’une fièvre acheteuse durable n’est pas d’actualité“.
Cette baisse peut aussi être dûe au fait que les soldes viennent de se terminer, tout comme les promotions automobiles. Les ménages marqueraient donc une pause après cette période de dépenses. Les chiffres le prouvent : en juin, la consommation des ménages a augmenté de 1,4%, chiffre supérieur à ce que l’on attendait. Les résultats de la consommation pour le deuxième trimestre restent dans le vert, avec un petit, mais stable 0,7%.
Le chômage, facteur aggravant
L’enquête de l’Insee montre que les ménages sont toujours “extrêmement” inquiets, et le taux de chômage n’est pas pris en compte dans cette enquête. Ce dernier serait redescendu à 90 en juillet, alors qu’il était à son plus haut niveau, 95, en juin. L’économiste Cyril Blesson, de Seeds France, déclare “jamais les ménages français n’ont été aussi inquiets sur les perspectives de chômage que depuis deux mois. Cela pourrait renforcer les comportements de précaution déjà présents, avec un moindre recours au crédit, et ajouter aux menaces sur la consommation“.
Crédit Photo: Fablibre
Par Claire Crépon









