Nicolas Sarkozy a voulu la transparence. La Cour des Comptes lui rend un rapport mitigé.
Arrivé sous la forme de lettre jeudi dans le bureau du chef de l’Etat, ce rapport fait figure de grande première dans l’histoire de la République. A l’intérieur, les Sages de la rue Cambon notent “une volonté affirmée de réformer les procédures et les modes de gestion” et met en évidence de réels progrès dans la transparence. Bonne presse également pour la volonté de faire des économies, avec un budget qui se “conforme aux prévisions”. Mais ils montrent du doigt la survivance de nombreuses pratiques opaques.

Des sages plutôt sceptiques
Jusqu’en 2007, l’Elysée payaient ses personnels grâce aux budgets d’autres ministères comme Bercy, l’Intérieur et la Défense en particulier. Mais depuis la venue au pouvoir de Nicolas Sarkozy, l’Elysée tient son propre budget qui se hisse à 112 millions d’euros. De là sont rémunérés les personnels. Or, selon la Cour des Comptes, si “les conventions de mises à disposition» ont bien été signées, les ministères «n’ont toujours pas adressé leurs ordres de recettes à la présidence”. Conséquence directe : une dette de 4, 15 millions d’euros, au 15 juin.
Autre grief, le rapport note trop peu de concurrence chez les fournisseurs de l’Elysée. Il faut alors compter sur des dépenses supplémentaires. Par exemple, les boissons non alcoolisées sont achalandées par un seul fournisseur à hauteur de 91% de la somme finale (126.000 euros).
Les Sages de la rue Cambon restent perplexes devant des fonds attribués à une série d’études d’opinion. L’Elysée a mandaté un cabinet chargé de les surperviser et les commander. Le budget accordé par an s’éleverait à 1,5 million d’euros. Or, l’organisme OpinionWay a déboursé 392.288 € auprès de ce cabinet pour une série d’études. Maints résultats sont parus dans la presse : “sur les 35 études diverses facturées en 2008, au moins 15 d’entre elles avaient fait l’objet d’une publication” dans les médias, dépeint le rapport. “On peut alors s’interroger sur l’utilité de ces dépenses”.
Logements & Cie
Des injustices sont palpables. Par exemple, au niveau des barêmes appliqués que les 55 collaborateurs de l’Elysée disposant d’un logement de fonction ont déclaré. Selon la Cour, cet avantage «reste fortement sous-évalué par rapport à la valeur locative du marché pour des appartements de même taille dans le VIIe arrondissement» de Paris où se trouve l’immeuble en question. En parallèle, les “quatre principaux collaborateurs doivent déclarer chacun le même barême de 11.200 euros (annuels) alors qu’ils occupent des superficies très différentes, allant du studio au F10″.
Les personnels de fonction et autres militaires qui profitent d’un logement de fonction se doivent, eux, de déclarer des barêmes “plus proches de la réalité du marché”. Plus concrètement, un employé de maison qui logent dans un F3 est considéré comme bénéficiant d’un avantage en nature de 4.382 euros. Celui qui occupe un F5 va déclarer 5.532 euros.
Les Sages notent également une gestion plutôt légère. Par exemple, des pénalités de retard réglées auprès d’EDF pour un montant de 2.580 euros. “D’une façon générale, l’application des procédures budgétaires et comptables reste à améliorer”, peut-on lire dans le rapport.
La petite intendance
Les Sages prônent un effort budgétaire sur les déplacements présidentiels. Ces “missions” qui représentent 14 millions d’euros en 2008, sans un certain nombre de voyages pris en charge au titre de la présidence française de l’UE. “Sans se prononcer sur l’opportunité des déplacements officiels, la Cour a relevé que des économies seraient possibles dans ce domaine”, expliquent-ils.
Nicolas Sarkozy n’a pas fini de bousculer les normes. Peu avant la publication du document, le chef de l’Etat a réglé 14 000 euros de dépenses liées à la “petite intendance”. La Cour explique que ”le personnel d’intendance avait pris l’habitude, par commodité et souvent dans l’urgence, de régler certaines dépenses à caractère privé en même temps que d’autres relatives au fonctionnement de la présidence”. A présent, les factures seront transmises en main propre au président de la République.
Laurène Després
Source: Le Figaro
Photo: Ammar Abd Rabbo










SUR FACEBOOK ILS PARLENT D’ATTAQUES INDIGNES
Trouvez vous vraiment que de dire la vérité sur la dilapidation de l’argent du contribuable faite par le gouvernement sont des attaques indignes ???
Nous avons du êtres solidaire de nos seniors il y a quelques années de ça maintenant, la seule réponse a la canicule qui a frappée la France, c’était que nous devions mettre la main à la poche. Pourquoi le gouvernement n’est-il pas solidaire de la situation actuelle ???, faire des économies pour le gouvernement, c’est ne pas remplacer des fonctionnaires qui partent à la retraite tel que les enseignants. Alors que nous en avons besoin. Pour preuve le rappel des enseignants à la retraite (Sur base de volontariat) Cela a été fait l’année dernière.
Pourquoi ne pas baisser le train de vie de l’état, revoir l’augmentation que notre cher président c’est attribué +125% a la baisse ? C’est ça être solidaire. ARRETEZ DE PRENDRE LES FRANÇAIS POUR DES CONS. ARRETEZ DE DIRE LES AUTRES N’ETAIENT PAS MIEUX. ON LE SAIT. Il y a eu des histoires avec tous les chefs d’état et tout les autres gouvernements. Sarkozy voulait être le président du changement qu’il ne fasse déjà pas ce que les autres ont fait, mais en pire. Il est le président de SON POUVOIR D’ACHAT ET DE SON TRAIN DE VIE la seule des promesses qu’il a vraiment tenue, et de la dilapidation de l’argent du CONTRIBUABLE