“La tension monte”. Oui, Daniel Cohn-Bendit ne s’est pas trompé. L’euro-député se joue des socialistes en lançant des phrases cinglantes sur leur débat de forme.

“J’observe aujourd’hui que, tous, ils sont en train de perdre un peu les nerfs, la tension monte”, a-t-il déclaré sur i-Télé jeudi 16 juillet. Et d’en rajouter : ”Moi je leur conseille de partir en vacances”. Avant de ”repartir d’un bon pied en septembre en étant peu plus rationnels”, a conclu l’écologiste. En arrière-plan bien sûr le conflit Aubry/Valls au travers de la presse.
“Toute décision ne tient pas”
Daniel Cohn-Bendit s’est ensuite attaqué au fond. A la question, Ségolène Royal aurait-elle été une meilleure première secrétaire que Martine Aubry, il rétorque : si les socialistes “avaient voulu rénover, s’ils avaient voulu se mettre avec elle, il aurait fallu l’élire. Ils ne voulaient pas se mettre avec elle, donc ça n’aurait servi à rien de l’élire”.
L’élu Vert a continué : “le problème” des socialistes “c’est qu’ils ne savent pas ce qu’ils veulent les uns les autres, et comme ils ne savent pas ce qu’ils veulent, toute décision qu’ils prennent ne tient pas”.
“Largement dépassés”
S’ils persistent ”avec leur cirque personnel, ça ne marchera pas”, a-t-il prédit. Cohn-Bendit a appelé les socialistes à “retrouver un vrai projet ayant un pied dans l’histoire extraordinaire” de leur parti.
Pour lui, la “maison commune” de la gauche assénée par Martine Aubry est “passéiste”. En parlant de la Première secrétaire : ”On en revient à Gorbatchev”, a vilipendé l’euro-député. Et de blâmer ”la manière, l’écrit les paroles de la lettre de Martine (qui) sont quand même largement dépassés.” Quant la proposition d’un rassemblement de la gauche dès les régionales de 2010, le grand gagnant des européennes a déjà écarté l’offre.
Laurène Després
Source: Nouvel Obs









