Mercredi, Brice Hortefeux a interpellé les préfets sur la délinquance. Le ministre les exhorte à une “mobilisation accrue” après des chiffres en hausse. Presque 7% pour les cambriolages et les vols violents.
Une hausse de la délinquance
C’est la première fois depuis 2002. Le ministre de l’Intérieur récolte de mauvais résultats. ”La délinquance a cessé de baisser au premier semestre 2009″, tente-t-il de faire passer. Mais la pilule reste en travers de la gorge. ”Certains résultats nettement insuffisants”, corrige-t-il. Et de préciser : “après plusieurs années de baisse, les cambriolages et les vols avec violence ont augmenté de presque 7%sur six mois, les violences non crapuleuses ont également augmenté d’environ 4%”.

Les préfets sur le grill
Brice hortefeux a jugé que cette “tendance à la hausse n’est pas acceptable”. Chiffres mauvais, solution radicale. Le ministre a prévenu les préfets. Ils seront “jugés sur les résultats de (leur) action” en ce domaine. Et pour agir au mieux, il leur a conseillé d’”analyser les tendances qui se dégagent dans (leur) département sur les six premiers mois de l’année et bâtir, pour chacune des formes de délinquance en développement, un plan d’action avec les différents acteurs concernés”.
Un programme dans lequel les préfets devront “mobiliser au mieux l’intégralité des forces placées sous (leur) autorité” (gendarmerie et police). Et de “constituer dans (leurs) départements un état-major de la sécurité et réunir, chaque mois, les forces et acteurs concernés pour définir et mettre en œuvre (leur) stratégie (avec) une association étroite du parquet”, a poursuivi le ministre. Ils pourront alors s’”attaquer plus particulièrement aux violences aux personnes et aux phénomènes de bandes”. Le but étant de “mettre en place une politique de prévention plus ambitieuse, elle seule permettra une baisse durable de la délinquance”, a-t-il affirmé.
La nouvelle ligne politique de l’Intérieur est claire. Surtout pour les préfets. Brice Hortefeux a prévenu : “je n’hésiterai pas à convoquer celles et ceux d’entre vous dont les résultats seraient durablement insuffisants”.
Laurène Després









