A seize heures ce vendredi, le Président américain a rendu visite au Pape. Un communiqué officiel sera donné, mais leurs échanges ne seront pas commentés, comme le veut l’usage.
Le Pape est content de la politique étrangère du nouveau Président américain, mais est beaucoup moins satisfait de sa position sur l’avortement, ainsi que de celles sur le mariage homosexuel et les recherches sur les cellules souches. Quelques points de friction sont donc à noter.

Frictions présentes aussi à l’intérieur même des Etats-Unis. Il faut rappeler que beaucoup de catholiques américains sont du même avis que le pontife: les “pro-life” (pour la vie) s’opposent donc aux “pro-choice” (pour le choix). Le 17 mai dernier, la polémique a d’ailleurs enflé quand une université catholique de l’Indiana a invité le Président. Les pro-life ont été outrés, et le discours du chef de l’Etat a ainsi été perturbé par des militants. Pourtant, quelques catholiques ont été convaincus par Barack Obama qui a reconnu que “des positions inconciliables n’empêchaient pas un dialogue constructif“.
Pour en revenir au Pape, leurs points de friction ne seront pas évités pendant leur entretien. Le Président américain tient à avoir “une discussion franche” avec le Pontife: l’avortement et le mariage homosexuel sont donc au programme.
Alors que son prédécesseur, George W. Bush était apprécié pour ses positions morales, mais craint de par ses actions en politique étrangère, l’inverse s’applique à Barack Obama: il s’est montré en faveur de la création d’un Etat palestinien, la reconciliation à trouver avec le monde musulman, et a même salué la dernière encyclique du Pape qui traitait des dérives financières du capitalisme.
Source : Le Figaro
Photo : The White House









