Invité de RTL, le ministre de la Culture a confié ses premiers ressentis à la suite de sa récente nomination.
“Jaime beaucoup ma nouvelle vie”, a commencé Frédéric Mitterrand. Il s’est dit “très sensible” au comportement du chef de l’Etat à son égard : il est ” très gentil avec moi”. Il ne me considère “pas comme une prise de guerre”, a-t-il martelé au long de l’interview.

C’est aujourd’hui qu’il enfile réellement son costume de ministre de la Culture. Accompagné de Michèle Alliot-Marie, la ministre de la Justice, il va défendre le projet de loi revisité sur le piratage informatique.
“Il faut réglementer, (…), sanctionner.”, a-t-il déclaré à propos de l’Hadopi. “Et aussi, et c’est le plus important, (il faut) engager une réflexion pour un meilleur financement de la culture.”, a souligné le nouveau ministre.
«Je suis trop émotif»
Depuis quelques temps, les rumeurs circulent à propos de la nomination d’un secrétaire d’Etat à la Communication. Mais Frédéric Mitterrand a affirmé qu’il n’en avait “pas besoin”. Cependant, il ne ferme pas la porte à une collaboration : ”Si le président souhaite que j’ai quelqu’un pour m’épauler dans le travail considérable que cela représente, je sais qu’il choisira quelqu’un avec qui je m’entendrai.”
“Sensibilité de gauche” toujours d’actualité, le neveu de François Mitterrand a qualifié le bouclier fiscal comme une mesure “utile” mais a déploré l’expulsion de 27 000 personnes en situation irrégulière. Quelque chose de trop “compliqué” pour lui. Non, “je ne suis pas doué pour la politique (…), je suis trop émotif”, a-t-il déclaré.
Laurène Després
Source: Le Parisien, RTL
Photo: Laurence Thurion










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