Le Président américain a commencé aujourd’hui son premier voyage officiel en Russie. Leurs relations étant au plus bas à cause de contentieux persistants, Obama va donc chercher à trouver un point d’entente convenable pour les deux parties.

Même si le G20 a réussi à rapprocher les deux pays, plusieurs points de divergence sont à remarquer, comme l’Iran. Les russes ne souhaitent pas un Iran nucléaire, mais leur partenariat avec l’Iran dans la mer Caspienne leur est essentiel. De plus, la Russie n’aurait pas assez de puissance démocratique pour négocier leur retour dans les rangs.
La Russie conserve toujours une optique négative vis-à-vis des Etats-unis, étant persuadée que ces derniers ont comme principal objectif sa destruction. Ce qui est confirmé par la stratégie de sécurité adoptée par le Kremlin en mai dernier, citant les Etats-Unis comme principale menace à la sécurité du pays. C’est alors que le bouclier anti-missiles que les américains veulent installer en Pologne et en République Tchèque fait son apparition dans les contentieux. En effet, les Russes veulent que cette installation se fasse conjointement, même si la confiance n’est pas au rendez-vous dans le cadre des accords Start, traité sur la réduction des armes stratégiques, qui remplacent l’accord signé en 1991 qui se périme en décembre.
Des tensions sont aussi présentes à cause de la guerre russo-géorgienne de 2008, qui a abouti à la reconnaissance par Moscou des régions séparatistes géorgiennes d’Ossétie-du-Sud et d’Abkhazie. Les russes sont toujours installés dans ces régions, et le bail pour l’implantation des bases russes durera 99 ans.
Certains points de convergence sont tout de même trouvés, comme pour la coopération entre les deux pays en ce qui concerne l’Afghanistan: ils devraient conclure un accord autorisant les militaires américains à transiter par voie aérienne ou terrestre.
Source: lemonde.fr
Photo : Maison Blanche
Claire Crépon









