Près de cinq mois après le « sommet social » du 18 février, le Président reçoit les partenaires à partir de 15h30 pour faire un bilan des mesures prises face à la crise, et échanger sur les priorités d’avenir. Même si les syndicats continuent de réclamer un changement de politique économique et sociale, ils estiment avoir obtenu quelques premiers résultats.

Lors de son discours devant le Congrès de Versailles, le Président a esquissé de nouvelles priorités, comme la lutte contre le déficit et l’investissement dans l’Education. Il ne prendra pas ses décisions seul, mais avec les parlementaires et les partenaires sociaux. Ces discussions dureront trois mois et porteront sur les mesures qui financeront l’emprunt que le gouvernement compte lancer en 2010.
Autre polémique qui marque l’actualité en ce moment, le report de l’âge légal à de départ à la retraite, point sensible pour les syndicats qui s’y opposent tous.
Parmi les demandes des syndicats, nous retrouvons :
- la revalorisation du SMIC, des minima sociaux et des pensions
- un plan en faveur de l’emploi et de la qualification des jeunes
- la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires et du bouclier fiscal.
- l’arrêt des suppressions de postes dans la Fonction Publique.
Les syndicats vont donc demander à ce que l’emprunt finance « des mesures structurelles avec un volet économique et un volet social, portant sur les moyens stratégiques de l’Etat » comme l’a précisé à l’Associated Press le secrétaire général de FO Jean Claude Mailly. Alors que la secrétaire confédérale de la CGT Maryse Dumas précise qu’ils « seront très offensifs et très fermes avec le président qui (…) n’a rien modifié de son orientation très libérale ».
Claire Crépon









