Plusieurs parlementaires ont proposé de rendre l’emprunt national obligatoire. Alors que le débat fuse toujours entre droite et gauche, ces membres des commissions des finances, de tendance UMP, ont émis un désir. Que les français les plus aisés souscrivent.

Pas “confiscatoire”
Les ménages concernés toucheraient quand même un peu d’intérêt et récupèreraient leur capital, mais le taux risque d’être faible. En effet, contrairement à l’emprunt “libre”, l’État n’a pas à attirer les particuliers avec des taux alléchants. “Dans le contexte actuel, cette idée a du sens”, affirme Jean Arthuis, président centriste de la commission des finances du Sénat. Cependant, “il ne faut pas un taux nul sinon la mesure serait confiscatoire”, a ajouté le député Hervé Mariton.
Retour en 1983
Les foyers concernés seraient “les ménages payant l’ISF ou ceux qui sont dans le haut de la quatrième tranche imposable à l’IR», a précisé le parlementaire UMP.
Philippe Marini estime que l’opération rapporterait jusqu’à 5 milliards d’euros. Et pourrait s’ajouter à un emprunt «libre» pour des particuliers, selon certains députés, ou alors s’y substituer, selon d’autres.
Dans une France en crise, il s’agit aussi de demander un effort financier aux plus aisés. Nicolas Sarkozy refuse d’augmenter les impôts “mais il faut se préoccuper de la solidarité”, selon les propos de Gilles Carrez.
Retour en 1983 : les foyers payant plus de 5 000 francs d’impôt sur le revenu ou soumis à l’ISF avaient dû prêter à l’État l’équivalent de 10 % de leur impôt. Ils avaient attendu 1986 pour être remboursés.
Un emprunt sur le fil
A l’époque, c’est un révélateur d’un pays en mauvaise santé, de français déprimés qui ne croient pas en un projet commun. C’est ce que seul redoute le député Nouveau Centre, Charles de Courson. Il dit appréhender l’emprunt obligatoire qui pourrait “envoyer indirectement le signal qu’il peine à se financer.”
Mais, le grand emprunt pourrait pallier le bouclier fiscal sans qu’il faille toucher aux impôts, et enrayerait les piques des élus socialistes quant à l’emprunt “libre”. Un cadeau aux plus aisés, selon eux.
Les discussions sont loin d’être closes. Le patron du groupe UMP à l’Assemblée, Jean-François Copé, a annoncé lundi la création d’un groupe de travail sur l’emprunt national.
Laurène Després
Source: Le Figaro
Photo: Richard Ying










On aura tout vu : l’UMP qui se prend pour Robin des Bois et qui veut créer un emprunt forcé! Qu’est-ce que c’est que ce délire? Je ne savais pas que les Français avaient élu une bande de Bolchéviques déguisés en néo libéraux à la tête du pays.
Quelle rigolade! C’est tellement énorme que j’ai du mal à y croire.
De plus, bonjour l’image du pays et bonjour l’hypocrisie : j’augmente pas les impôts mais faut souscrire à l’impôt révolutionnaire quand même. Terroristes, va! Ils agissent comme de vulgaires “indépendantistes”.