Ce lundi, l’assemblée générale des Nation Unies s’est réunie en dans l’urgence. La communauté internationale s’inquiète du putsh au Honduras. Depuis dimanche, Manuel Zelaya, le président officiel du pays a été destitué de ses fonctions. L’armée a pris le pouvoir et mis sur le devant de la scène Roberto Micheletti.
L’intervention de l’ONU
Au programme de la table ronde : regarder de plus près la situation politique au Honduras. Avant l’ouverture des festivités, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a clairement exprimé sa volonté de rétablir Manuel Zelaya à la tête du pays et d’y faire respecter les droits de l’homme.

Soutien sans frontière
Barack Obama s’est aussi fait entendre. Dans un communiqué il a appelé “tous les acteurs politiques” au Honduras à “respecter les règles démocratiques et la loi.”
Le président déchu se trouve actuellement au Nicaragua accompagné de tous les chefs d’État et de gouvernement, et des représentants des pays de l’Alba (Alternative bolivarienne pour les Amériques). Les plus éminents hommes de gauche se sont rassemblés pour soutenir Manuel Zelaya : le président du Niaragua Daniel Ortega, le ministres des Affaires étrangères cubain Bruno Rodriguez, le présidents de l’Équateur Rafael Correa et de Bolivie Evo Morales.
La réunion se tient en huit clos. Avant de se jeter dans l’arène, le nicaraguayen a prévenu : “nous sommes là pour défendre l’intégrité, la justice, la démocratie d’un peuple frère.”
Sans oublier Hugo Chavez qui a pris la parole sans détour. “Nous ferons tout ce que nous pourrons pour remettre Zelaya au pouvoir”, a-t-il affirmé. Sans pour autant déclarer la guerre à l’armée hondurienne. Le président vénézuélien a aussitôt fait taire les rumeurs qui circulaient à ce titre : “Jamais nous ne le ferions, en vertu du sacro-saint respect à la souveraineté du Honduras.” Et a martelé : “Il ne s’agit pas d’invasion, ni de guerre.”
Des élections maintenues
Les tensions sont palpables depuis que Manuel Zelaya a renvoyé le général Romeo Vasquez. La raison : le chef d’état-major a refusé de l’aider à organiser un référendum destiné à modifier la Constitution, tout ça dans le but qu’il puisse briguer un second mandat de 4 ans. La Cour suprême admet avoir demandé à l’armée d’écarter le président en place, qualifiant le référendum d’”illégal”. Après l’avoir sommé de rétablir Vasquez dans ses fonctions.
“Elle (l’armée) est intervenue pour défendre la loi”, s’est expliqué la Cour suprême dans un communiqué lu à la radio hondurienne après le putsch. Roberto Micheletti est le nouveau président hondurien. Après s’être emparé de sa fonction, il a aussitôt décrété un couvre-feu de 48 heures.
D’après l’instance hondurienne, l’évènement ne changerait rien au calendrier de l’élection présidentielle. Elle serait maintenue le 29 novembre, comme prévu.
Laurène Després









