“Villepin.fr, les amis de Dominique de Villepin”, c’est le nom du club politique que l’ancien premier ministre tient à inaugurer dans les prochaines semaines. Dominique de Villepin a annoncé son lancement devant l’AJP (Association des journalistes parlementaires), mercredi.
“Nous sommes en train de créer quelque chose dans les prochaines semaines”, a déclaré l’intéressé. Les statuts de l’association seront déposés en préfecture “d’ici la fin de semaine”, selon les députés UMP Jacques Le Guen et Jean-Pierre Grand, soutiens ardents de Domminique de Villepin.
L’ex-ministre chiraquienne, Brigitte Girardin, présidera le club. “Une amicale” dont l’assemblée constitutive se réunira le 18 juin et s’installera le 1er juillet dans ses locaux du Marais, à Paris.
Les grands axes s’inscrivent “dans une politique de réforme, dans la défense des valeurs républicaines, avec une exigence de justice sociale et en veillant à un meilleur équilibre institutionnel et à l’indépendance et au rayonnement de la France”.

“Une force alternative”
Dominique de Villepin compte “résolument rester fidèle à (son) engagement gaulliste et sa famille politique”. Mais qu’il aspire “aller à l’encontre des français”.
“Quand on a les épaules larges et qu’on a été à bonne école, on acquiert de la résistance. Quand il y aura des choses difficiles à dire, je serai là”, a-t-il prévenu. Villepin souhaite “une force alternative” à la politique de Nicolas Sarkozy. D’après lui, “c’est une nécessité au quotidien.” Il a ajouté : “le moment venu, je répondrai présent”.
Des piques à Nicolas Sarkozy
Lors de son intervention, il a continué sur la même lancée. Dominique de Villepin s’est plaint que le remaniement ressemblait plus à un “réajustement”, regrettant que le chef de l’État ne soit pas passé “à l’acte II du quinquennat”.
avant d’ironiser sur “la bonne nouvelle” du “ralliement” du président au “modèle social français”.
Le discours de Versailles ne l’a pas laissé insensible. “Laissé sur (sa) faim”, Villepin souligne que Nicolas Sarkozy “n’a pas pris toute la mesure de la situation.” Selon lui, les emprunts sont “rarement vertueux”, bien qu’ils puissent “avoir une force symbolique et pédagogique”. Pour achever de manière ironique sur le “ralliement” du président au “modèle social français” : “une bonne nouvelle”.
Dominique de Villepin s’est réjoui de l’abandon de la notion de “laïcité positive”. Se faisant le gardien de “notre bonne et vieille laïcité, dans un bon et vieux pays de notre vieux continent”. “Au moins mes piques auront servi à quelque chose”, s’est-il félicité.
Laurène Després
Source: Les Echos










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