Elle n’avait pas pris la parole depuis l’échec du Parti Socialiste aux élections européennes. C’est dans une petite salle, lundi soir, dans le 4ème arrondissement de Paris, que l’ancienne leader du Parti Socialiste s’adresse à des partisans essoufflés. Elle exhorte d’abord à la mobilisation : ” (l’abstention) appelle à un sursaut, à une audace nouvelle surtout, ici, à Désirs d’avenir. Notre démarche a toujours été la démarche participative, c’est-à-dire la conviction que toute politique qui se fait sans les citoyens, sans le peuple, est une politique qui se fait contre le peuple. Dans cette “tâche immense”, elle place la démocratie participative au centre et tient à lutter contre les méfaits de la crise.

Un “socialisme plus humain”.
Après s’être exprimée brièvement sur les européennes, la socialiste préfère concentrer le débat sur la reconstruction du parti. Elle lance le défi de le réformer et le rendre “plus humain”. Dans les couloirs, on revient sur la rencontre Aubry-Royal après l’échec sanglant du parti. Jean-Pierre Mignard, un proche de Ségolène Royal, commente : “cette rencontre était utile”. Mais, il regrette l’ampleur du débat placé autour des deux femmes. “On en est à considérer comme un événement quelque chose qui devrait être une banalité”, finit-il par conclure à côté de la femme qui martèle que “l’heure n’est pas à la polémique”.
La présidente de la région Poitou-Charentes revient sur les chiffres marquants des derniers votes : “ce sont 6,7 millions de voix qui ont été perdues depuis le premier tour de la présidentielle. Ce qui veut dire que ceux qui ont subi la crise sont ceux qui se sont détournés de l’élection.”
Laurène Després
(Source: le Point)









