Après l’incident survenu le 28 mars dernier sur l’avion du Président de la République, c’est l’appareil de la délégation accompagnant le Premier ministre qui a posé problème cette semaine.
Panne de l’indicateur de vitesse
Mercredi, les journalistes accrédités pour la tournée africaine de François Fillon ont pris leur mal en patience. L’avion de la délégation (chargé de transporter mes confrères, mais aussi des patrons d’entreprise et des policiers chargés de la sécurité du déplacement) était annoncé à 11h15 et les passagers n’ont pu finalement s’envoler pour l’Afrique que vers 20h30.
L’airbus A310 affrété par le gouvernement prenait de la vitesse sur la piste de Roissy quand le pilote a décidé de stopper brusquement l’appareil. L’indicateur de vitesse ne fonctionnait pas. Un autre départ a lieu, 1h30 plus tard, les passagers pensent que le problème est règlé puisque l’avion s’envole normalement. Mais les occupants de l’avion vont vite se rendre compte que l’appareil effectue en fait des tours au-dessus de l’aéroport de Roissy pour vider ses réservoirs, avant d’attérir une heure plus tard. À 20h30 enfin, les passagers pourront finalement embarquer dans un autre avion, un airbus A340 destiné au transport de troupes.
Nicolas Sarkozy frôlait le crash en mars
Le constat est clair, il y a urgence. La flotte gouvernementale est vieillissante, elle servait aux déplacements de François Mitterand dans les années 1980. En mars dernier, Nicolas Sarkozy frôlait le crash. Un réacteur de l’Airbus présidentiel avait subi un incident mécanique. “Rien de grave” dira l’Elysée. On nous a tout de suite expliqué qu’un avion pouvait voler avec un seul réacteur, c’est vrai. Mais en aucun cas un appareil de ce type ne peut décoller avec un réacteur en panne vous dira n’importe quel pilote expérimenté, la catastrophe était donc assurée.
On comprend pourquoi Nicolas Sarkozy attend avec impatience son nouvel avion, un airbus A330 acheté à la compagnie Air Caraîbes et dont l’intérieur est en cours d’amménagement…les journalistes aussi. La plupart de mes confrères reconnaissent être inquiets dans la perspective de monter à nouveau dans un appareil gouvernemental.
Mais l’Elysée a déjà trouvé une solution : les déplacements de la presse à l’étranger ne se feront plus à bord des airbus gouvernementaux, officiellement pour des raisons budgétaires…mais peut-être aussi pour ne pas perdre d’un coup la quarantaine de journalistes accrédités Elysée.
En tout cas, pour Eric Besson qui voyagait cette semaine à bord de l’avion du Premier ministre (qui n’a pas connu de déboires) et qui a du attendre ses bagages en Afrique suite à l’incident, “le président a raison de vouloir changer ces avions qui sont à bout de souffle” rapporte Didier Micoine dans le Parisien.
Geoffrey La Rocca











Bonjour,
Je souhaiterais apporter quelques précisions à l’article sur l’état de la flotte d’avion de l’armée de l’air.
Il faut éviter de faire des raccourcis rapides ou orienter un article, en effet la flotte d’avions “blanc” de l’armée de l’air se décomposent en deux catégories : les avions de transports de stratégiques du type A310 (2 ex) et A340 (2 ex) basée à CDG et servant aux transports des militaires sur les différents théâtres d’opérations et éventuellement des civils, et les avions ministériels du GAELLE basés à Villacoublay , A319 (2 ex), F900 (2 ex) et F50 (5 ex). Si la flotte de F900 et F50 est relativement ancienne, les deux A319 ont moins d’une dizaine d’année, c’est à dire rien pour ce type d’avion. La panne de l’A319 est arrivée au seuil de piste donc aucun risque pour la sécurité des passagers. C’est à la mise en route moteur que celui-ci n’a pas démarré !!!
Le remplacement des 2 A319 par un A330 d’occasion ne résoudra pas le problème des pannes pour la simple raison que normalement les avions présidentiels s’achètes normalement pas deux (1 pour le Président et 1 pour le 1er ministre, car ils ne voyagent jamais dans le même avion). De plus un avion a des cycles de visites de maintenance obligatoires comment fait on avec un seul avion, de même comment fait on en cas de panne ?
Bref en ces temps de crise, et de l’état du manque d’avions de l’armée de l’air est un véritable problème, de plus si l’on veut être un peu polémique la France peut elle conserver des “petits avions (A319) alors que l’Allemagne va acheter des A340, et que tous les gouvernements étrangers ont des “gros avions”.
Cordialement,
Ph Leu