Barack Obama a été accueilli à Strasbourg par Nicolas Sarkozy, avant le sommet de l’OTAN qui a lieu ce soir et demain samedi dans la capitale alsacienne mais aussi en Allemagne à Baden-Baden et Kehl.
Premiers pas de Barack Obama sur le territoire français, premières poignées de mains chaleureuses et première rencontre avec Nicolas Sarkozy depuis son investiture en janvier dernier.
A l’ordre du jour, l’Afghanistan bien sur, mais aussi la défense européenne, la Russie, la Corée du nord, Guantanamo et la nouvelle relation franco-américaine.

Retour sur les grands points évoqués lors de la conférence de presse qui a suivi l’entrevue au palais des Rohan :
A propos de Nicolas Sarkozy : Barack Obama salue le leadership courageux du président français
Barack Obama : Il est courageux sur tellement de fronts. Il ne cesse de faire preuve d’imagination, de créativité. Il est présent sur tellement de fronts qu’on a du mal à suivre.
L’Afghanistan : La France « soutient complètement » la stratégie américaine
Nicolas Sarkozy : La France soutient complètement la stratégie américaine en Afghanistan. Le président Obama sait très bien que la France a fourni un effort très important sur plan militaire l’an dernier. Donc, il n’y a pas eu de demande américaine. Nous sommes prêts à en faire davantage pour former la police et la gendarmerie afghane.
Le renforcement militaire européen
Barack Obama : Nous ne cherchons pas à être le patron de l’Europe, nous cherchons à être des partenaires avec l’Europe. Nous voulons des alliés forts. Nous voudrions voir l’Europe avoir des capacités militaires renforcées. Plus ils seront capables en matière de défense, plus nous pourrons agir de concert face aux défis auxquels nous devons faire face ensemble.
La menace d’Al-Quaida
Barack Obama : Il est probablement plus vraisemblable qu’Al-Qaïda lance une grave attaque terroriste en Europe qu’aux Etats-Unis. La France comprend que le fait qu’Al-Qaïda opère dans des sanctuaires qui peuvent être utilisés pour des attaques terroristes représente une menace pas seulement pour les Etats-Unis mais pour l’Europe.
Guantanamo : la France est prête à accueillir un ex-détenu
Nicolas Sarkozy : La France n’a qu’une parole. Oui on en a parlé, oui on s’est mis d’accord et oui c’est logique et cohérent. Guantanamo, ce n’était pas conforme aux valeurs des Etats-Unis, en tout cas à l’idée que je m’en fais. (…) On ne combat pas le terrorisme avec les méthodes de terroristes, on les combat avec les méthodes de la démocratie. On ne peut pas condamner les Etats-Unis parce qu’ils ont décidé de fermer ce camp et s’en laver les mains une fois qu’ils le font.
La Corée du Nord : Barack Obama dénonce le lancement d’une fusée prévu en Corée du Nord
Barack Obama : La Corée du Nord ne peut pas menacer la sécurité d’autres pays avec impunité. Nous avons fait savoir clairement aux Nord-Coréens que leur lancement de missile est provocateur. Cela exerce une énorme pression sur les conversations à six et ils (les Nord-Coréens) devraient stopper le lancement.
Relation avec la Russie et l’Iran : « L’Otan doit parler avec la Russie »
Barack Obama : Le monde ne peut se permettre une course à l’armement nucléaire au Moyen-Orient.
Nicolas Sarkozy : Je crois pouvoir dire que les Etats-Unis et la France sont sur la même ligne. On a besoin (…) des grands pays pour nous aider à trouver une solution à la crise iranienne. On n’a pas besoin d’une nouvelle guerre froide mais plutôt de rassemblement, d’unité. J’ai toujours dit au président Medvedev que l’URSS était finie, que le mur de Berlin était tombé et qu’autour de la Russie, il n’y avait pas de pays satellites.









